Lorsqu’elle devait faire un exposé en public, elle n’était intimidée que lorsqu’elle imaginait dans la salle quelqu’un qu’elle connaissait. Comme s’il était plus difficile d’être à la hauteur d’un auditoire acquis, aux yeux de qui on serait déconsidérée à jamais en cas de faux pas.
Il lui fallait taire ce réflexe de chienne bien dressée, cette docilité à répondre présente dès que la société la sifflait ; et s’intéresser suffisamment à son sujet pour s’introvertir dans une tanière de plaisir qui la protégerait.
Ce qui, dans un contexte de communication orale, restait un tantinet cocasse.
